Le Village de Laprugne

L'histoire de notre domaine

En 1932, M. Thomas, hôtelier, acheta une propriété de 3 ha et y fit construire une auberge qu'il appela "l'Auberge du Roi Jean".  Il pensait profiter de l'essor des mines de Charrier et sur la venue des curistes de Vichy pour y développer son commerce.

(ouverture de l'Auberge en 1934 en présence de M. Thomas et du personnel)

L'origine du nom de l'auberge, selon certains, viendrait qu'il s'y tenait des réunions de royalistes, dans cette période d'après-guerre. Ainsi, chaque dimanche, était hissée sur la terrasse une oriflamme à fleurs de lys. Bien que florissante, l'activité cessa en 1939, du fait d'une mauvaise gestion.

L'auberge fut achetée par un cussétois, M. Boulon puis il la loua au docteur Rauzy (médecin à Laprugne à cette époque).

En 1950 la propriété fut rachetée par l'œuvre départementale des pupilles de l'école  publique, afin d'y faire une colonie de vacances. Un réfectoire fut construit dans les années 70. Dans les années 80, on aménagea l'ensemble (en tout électrique!!!).

Dans les années 90, on y installa le tout informatique (ce qui semblait assez loin des préoccupations des "colons" en quête d'air pur et de nature).

De nombreuses colonies de vacances (souvent issues du Nord) y séjournèrent en été, ainsi que des classes vertes jusqu'en 2003.

La mauvaise gestion de l'ensemble amena l'Oeuvre des Pupilles à se séparer de cette propriété en 2003.

Depuis l'ensemble a été racheté pour être transformé en lieu touristique.

 


Généralités sur Laprugne et ses environs

 

L'origine du nom  la plus communément admise est latine et signifie verger de pruniers.
Selon d'autres (tel le docteur Noelas),  Laprugne tirerait son nom de Prunhia (de pruna, braise, fournaise). D'après un texte de ce même docteur, Laprugne aurait été depuis l'Antiquité un centre de fonderies  (de cuivre, de shistes bitumeux, de verre).

Cette terre a été occupée par l'homme dès la préhistoire. Des traces d'habitations préhistoriques ont été perçues au hameau les Demandiers; deux haches de l'époque néolithique ont été trouvées, l'une en méta-dolérite au hameau Pouzerattes, l'autre en dolérite au hameau Ratigné.

Certains pensent même que l'ancien hameau des Demandiers au sud-ouest de Laprugne, aurait été à la frontière de 3 grandes tribus gauloises : les Arvernes, les Eduens et les Ségusiaves. La grand'borne serait donc une borne frontière.

Une occupation romaine a été démontrée par l'existence d'un oppidum près du Point du Jour où passait la voie de Vichy à Feurs.

La paroisse de Laprugne est très ancienne et trouve son origine dans un prieuré fondé au milieu du 12ème siècle par l'abbesse Agnès supérieure de l'abbaye des filles nobles de Cusset. La paroisse est confirmée en 1171-1172 par le roi Louis VII à l'abbesse de Cusset.

L'église romane et vétuste est démolie en 1877. Au même endroit l'architecte moulinois Moreau reconstruisit l'église actuelle, consacrée à Saint-Jean Baptiste, dans un style néo-gothique. Un  clocher en bois fut élevé en 1922 par l'architecte Mitton. Dans les années 60, il fut remplacé par le clocher actuel.

L'église de Laprugne possède l'une des plus vieilles cloches du département, datée de  1474 et portant les armes de la famille de Beaujeu

En période de troubles la terre de Laprugne servit de refuges aux religieuses qui firent fortifier une butte dominant le village de Charrier : le château de Châtelard est mentionné en 1473 dans une lettre de Louis XI.

Un autre château aurait été édifié à Fontbelle près du lieu-dit Bouzarets, lieu appelé encore les "mille fontbelle" (les mille belles fontaines)

Laprugne eut à souffrir des guerres de Religions. Sur le chemin de crête, dit chemin de La Ligue, entre le Bois Bizin et le roc des Gabelous, passa l'armée catholique partie rejoindre Vichy et Cognat, à la fin du 16ème siècle.

Au XVIIème et XVIII ème siècle, ce chemin servit à la contrebande du sel, la gabelle (l'impôt sur le sel) étant moins élevée en Auvergne qu'en Bourbonnais. Les agents chargés de collecter cet impôt, les gabelous, ont donné leur nom au roc (980m) qui était l'un de leurs postes de surveillance.
Ce même chemin vit passer Mandrin, le célèbre contrebandier et sa troupe lors d'une de leur campagne en Auvergne.

En 1725, l'évêque de Clermont, monseigneur Massillon, assista à la messe en l'église paroissiale. A la Révolution, Laprugne fut le refuge de nombreux prêtres réfractaires à la constitution civile du clergé.

La commune fut créée en 1790. Une partie de son territoire fut amputée en 1849 pour créer la commune de La Chabanne.

Le développement économique de Laprugne s'est renforcé entre 1842 et 1953 par l'exploitation d'une mine d'étain et d'une mine de cuivre au village Charrier.

Ensuite le relais fut pris par l'exploitation industrielle d'une source d'eau sur le hameau de Charrier jusqu'en 1998. L'exploitation du minerai d'uranium dans la commune voisine de Saint-Priest-Laprugne transforma Laprugne dans les années 50 et 60 : la population passa de 910 habitants en 1954 à 1415 en 1968. Une cité HLM (où vivaient 138 familles de mineurs) fut construite à cet effet. Une école neuve fut construite pour accueillir les quelques 300 élèves répartis en 10 classes.

Le déclin démographique s'amorça après la fermeture de la mine d'uranium en 1980 par la COGEMA. La cité HLM a été transformée depuis en logements de vacances et ce durant une quinzaine d'années.

 

La cueillette des myrtilles

 

 

Dès le début du siècle dernier, les habitants de la montagne bourbonnaise s'adonnaient à la cueillette des myrtilles (appelées "airelles") à l'aide d'un peigne (sorte de petit râteau muni d'un réservoir).                                     
Le grossiste achetait les airelles au poids. On fabriquait alors (et encore maintenant) des sirops, des confitures et des tartes.                
De plus la myrtille entre dans la composition de nombreux médicaments (sans parler de sa capacité à améliorer la vision nocturne).

 

 

 

Un café de Laprugne vers 1900

 

où manille et chopines font bon ménage. 

 


Les belles bacchantes sont la propriété du maréchal-ferrant Pétrus Burrelier